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Découvrez l'histoire de la région de Porto

Histoire de la région de Porto...

Située à mi-chemin entre Ajaccio et Calvi, la commune d' Ota Porto est nichée au creux d'une vallée entourée de maquis abondant et dominée par de hautes falaises, crêtes dénudées et autres aiguilles rocheuses, pour s'ouvrir sur le Golfe de Porto, inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'UNESCO, dans la catégorie sites naturels. 

Le village d'Ota, construit en amphithéâtre sur le flanc du menaçant Capu d'Ota (Cf. légende du Capu d'Ota), voit son histoire peu connue jusqu'aux environs du XI° siècle. 

Hormis quelques urnes funéraires qui auraient été trouvées en 1930 dans une propriété plantée de vignes, la région de Porto dispose de pas ou peu de traces d'occupation romaine. 

Au Moyen-Age, l'insécurité règne. Néanmoins, la période pisane (1077 à 1289) est marquée par une stabilité politique : c'est à ce moment-là qu'une communauté agro-pastorale réinvestit les terres proches de Porto. 
A cette même période, Pise instaure les pièves comme divisions administratives : c'est ainsi qu'est créée la Piève de Sia, qui comprend alors un seul village de 50 feux où sera édifiée A Vecchia Chiesa, dédiée à Saint Jean Baptiste (près de l'actuelle entrée du cimetière d'Ota). 

Au XV° siècle, l'histoire de la vallée est étroitement liée à la famille de De Leca qui fit construire un château (le Castellu di Rocche di Sia) sur un éperon rocheux dominant la vallée du Porto, dont quelques ruines subsistent encore de nos jours, mais aussi un fort, le Castellu du Foce D'Orto, près des Calanche de Piana sur un éperon rocheux en dessous du Capo d'Orto.
Leur influence sur la région est telle qu'elle fera l'objet de convoitises de la part de Gênes, de la Papauté ou encore de la Banque de Saint-George, qui livreront une guerre implacable aux De Leca pendant une cinquantaine d'année. Il faudra attendre l'année 1516 pour que la domination des De Leca sur la région prenne fin. Les membres de la famille des De Leca avaient autorisés tous les gens qui travaillaient pour eux les terres ou élevaient leurs troupeaux à prendre le nom de Leca sans la particule.
Ces années de guerre feront fuir les villageois, laissant derrière eux maisons détruites et cultures en friches, pour aller se réfugier en Balagne ou en montagne, du côté d'Evisa et du Niolu. Puis une période de calme s'installe et les villageois reviennent occuper leurs terres, mais à partir de 1520 arrive la période des invasions barbares et de la piraterie turque.

Le Golfe de Porto est alors régulièrement pillé : en 1540, le Sia est dévasté et, comme l'indiquera Monseigneur Giustiani, Ota ne compte plus que 50 feux. C'est alors que la décision sera prise d'édifier le fortin de Girolata et la Tour de Sia (tour de Porto) pour se prémunir des invasions dans le golfe de Porto. 

Jusqu'à la fin du XVII° siècle, c'est la décadence du village : Monseigneur Spinola indiquera qu'en 1686, le Sia comprend seulement 100 habitants sans curé ni presbytère. et, en 1690, il ne restera plus que 40 âmes et ce sera la vieille église piévane en piteux état qui sera utilisée pour le culte. Il va sans dire qu'Ota ne figure alors pas sur le cartes géographiques de 1580 et de 1650.

Ce n'est qu'en 1735 que le village OTTA sera indiqué sur la carte Insula Corsica, à côté du Golfo di Porta. Durant la Monarchie française, la Corse reste génoise et les communauté d'OTTA et de PIANA sont regroupés dans la même piève appelée alors Sevinfuori.
Le père Doazan relèvera sur les registres paroissiaux de l'époque que la construction de la nouvelle église Saint Jean Baptiste débutera en 1760. De la vieille église, l'arca (ou fosse commune) sera encore utilisée. En 1783, le Plan Terrier nous permettra d'en savoir plus : Ota compte alors 346 habitants, 6 fontaines, 3 moulins et les biens communaux, essentiellement composés de maquis et forêts, couvrent près de 80% de la superficie totale du village.
Pendant tout le XVIII° siècle, la propriété particulier s'étend au dépend de la propriété communales (appelée aussi Terre du Commun). Cette situation a commencé avec la vente des biens du clergé pendant la Révolution Française. 

Sous le Second Empire; le gouvernement encouragera la substitution de propriété en accordant des primes pour les greffes d'oliviers sauvages (ou oléastres) alors que l'épaisse forêt de caduques sur le versants à l'ombre (umbriccia) sera remplacée par une châtaigneraie. 
A cette même époque, la route forestière entre Porto et Aïtone sera tracée en face du village en punition pour ses villageois qui n'avaient alors pas voté pour le candidat bonapartiste. 
La population augmente alors lentement pour atteindre, en 1876, 950 habitants (dont 60 habitants dans les quelques maisons éparses de Porto), presque tous bergers. 

Raoul Blanchard dira dans son livre 'La Corse' publié en 1926 qu'Ota est 'en plein soleil, une vraie forêt d'oliviers entoure le village, les vignes, les plantations de cédrats, le tabac, les légumes. Véritable oasis méditerranéen, pays laborieux qu'une agriculture avisée a transformé'.

 

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